Le tableau des prisons françaises est accablant pour notre République et les valeurs qu’elle porte. Accablant aussi pour chacun d’entre nous, en ce qu’il bafoue le respect de la dignité de la personne humaine. Notre système carcéral est à bout de souffle et la situation ne fait qu’empirer.
Plus de 60 600 détenus en 2006 en France. Une densité carcérale moyenne de 116 détenus pour 100 places - avec des pics à 238 détenus pour 100 places dans six établissements ! La surpopulation des prisons françaises va croissant, entraînant un flot d’effets dévastateurs : brutalisation, violence quotidienne, reproduction du système malfrat, anéantissement de l’individu dans sa dignité.
A cela s’ajoute des conditions carcérales dégradantes : un détenu dispose en moyenne de 4,8 m², quand ce n’est pas de moins de 3 m², comme pour 20% d’entre eux. L’entassement de trois, voire quatre détenus, dans une cellule de 9 m² est devenu une pratique courante, là où elle ne devait être qu’une dérogation ponctuelle à la loi.
Cette situation place les personnels de l’administration pénitentiaire dans des conditions de pression psychologique souvent intenables. Ces conditions de travail pénibles, où le manque de personnel est patent, freinent le suivi individualisé des détenus, et diminuent, par conséquent, leurs chances de réinsertion.
Enfin, le manque de moyens et l’ossification de nos pratiques pénales font perdre à la sanction toute sa force et tout son sens. La punition n’est rien là où la dignité n’est pas.
La surpopulation carcérale, dans tout ce qu’elle a d’inhumain et d’humiliant, constitue un terreau favorable à la récidive. Entrer en prison aujourd’hui, c’est apprendre à y retourner.
L’état de notre système pénitentiaire est donc moralement inacceptable et politiquement inefficace.
C'est du Figaro que vient l'article le plus proche de la réalité des faits sur le meeting du Zenith le 26/10/2006. Les partisans de Ségolène Royal comme Roger Madec ou Patrcik Bloche ont surréagit aux huées du meeting de jeudi 26. J'ai pris connaissance de ces communiqués. Mais comment est ce possible de traiter de comportement honteux, de démonstration de force ou de dérapage inacceptable lorsque que chaque militant exprimait son désarroi par rapport à des propos objectivement désolants pour une candidate à la Présidence de la République?. Ne penses t'ils pas que lorsque 2000 ou 3000 militants huent Ségolène sur des sujets sensibles il serait préfèrable qu'ils s''interrogent sur le pourquoi, s'interrogent sur le contenu du propos hué? Et y répondre sereinement plutôt que par des communiqués moralisateurs?
A la tribune, le strauss-kahnien Jean-Paul Planchou tentait de jouer les pacificateurs. « De l'enthousiasme, oui, mais dans l'unité ! » Le ton était donné : il restera le même toute la soirée, 6 000 personnes réagissant au quart de tour, pour siffler ou pour applaudir, invectivant les orateurs et particulièrement Ségolène Royal, qui terminera son discours dans un brouhaha indescriptible d'une salle majoritairement strauss-kahnienne. C'est la première fois depuis qu'elle s'est lancée en campagne il y a un an.
C'est Laurent Fabius qui ouvre le débat, accueilli par des applaudissements et quelques sifflets, tandis que le service d'ordre évacue un spectateur vociférant. D'emblée, il cible Ségolène Royal, sans la nommer. « Chaque jour, ou presque, des idées nouvelles jaillissent, autour de nous et même chez nous. Je voudrais ce soir proposer l'idée la plus nouvelle, celle avec laquelle aucune autre ne pourra rivaliser : qu'en 2007, le candidat désigné par le Parti socialiste applique le projet socialiste ! » Ça passe.
Mais il se fait huer par une partie de la salle quand il affirme que ceux qui, comme lui, ont dit non au référendum sur la Constitution européenne « ont dit non à une Europe libérale et oui à l'Europe sociale ». Touché, Fabius se déchaîne et vise, cette fois, DSK et sa proposition de « Pacte de l'Élysée ». « La grande conférence salariale ne devra pas avoir lieu à l'Élysée mais à Matignon, car c'est le premier ministre » qui devra mener la négociation, dans la République parlementaire que souhaite Fabius.
Puis c'est au tour de Ségolène Royal, robe noire et veste rose, ton sur ton avec le décor de fond de scène, accueillie elle aussi par des vivats et des huées.
Elle s'attire d'abord les applaudissements en évoquant « le rêve d'un nouveau 10 mai 1981 » et en demandant aux militants d'avoir « une pensée pour François Mitterrand » mais va un peu trop loin en annonçant que le 26 octobre était la date de son anniversaire : la salle tique, se sentant manipulée.
« Bien sûr que le projet du candidat sera celui du Parti socialiste », répond-elle à Fabius. Ses partisans sont nombreux, mais ses détracteurs encore plus bruyants. Parlant sans notes et perdant parfois le fil de ses phrases, sa voix est recouverte par les huées lorsqu'elle dit que « les catégories populaires ne reviendront pas vers nous simplement parce que nous agiterons le projet socialiste ».
Dans la salle les militants lui crient : « Et ton programme ? »
Elle en reste aux généralités, affirmant, devant une salle médusée : « La démocratie, c'est comme l'amour, plus il y en a, plus ça grandit. » Et provoquant l'hostilité quand elle répète : « N'ayons pas peur du peuple ! »
Se sachant attendue sur la question des « jurys populaires», elle contre-attaque : « On dit que c'est le retour à Mao et aux soviets : le projet socialiste est bien plus audacieux que les jurys citoyens. Il propose le droit de pétition qui va permettre aux citoyens d'amener à l'ordre du jour de l'Assemblée une proposition de loi ».
Sans succès. La bataille de l'applaudimètre est perdue.
Quand vient le tour de Dominique Strauss-Kahn, vers 22 h 20, il est évident que la salle est majoritairement pour lui. Du coup, il déploie un talent d'orateur qu'on ne lui avait pas vu dans ses précédents meetings. « Je veux un PS qui gagne, qui gagne et qui gagne encore », clame-t-il sous les applaudissements.
Ciblant le slogan de Ségolène Royal, il lance : « l'ordre est nécessaire, mais il ne va pas à lui seul faire un projet ! Le socialisme, c'est le mouvement, c'est avancer ! » Les militants d'Ile-de-France, du moins ceux qui étaient hier soir au Zénith, ont fait leur choix"
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Au cours de sa dernière intervention, Dominique Strauss-Kahn a parlé d'organiser des élections au niveau des communautés de communes ou d'agglomérations. Attention danger, danger de mettre un échelon administratif supplémentaire rendant encore plus difficile la lisibilité des responsabilités, déjà passablement confuses dans tous ce maquis administratif. Le concept va dans le bon sens, mais comme souvent, on crée de nouvelles organisations sans supprimer ou modifier les anciennes.
Il faut donc le même temps tout réorganiser. Organiser par exemple les communautés de communes comme Paris ou bien Lyon et Marseille, avec des mairies concentrées sur les quartiers.
L'exemple est particulièrement criant en Île de France. Les départements autour de Paris isole la ville des problèmes qui sont communs. Les centaines d' égoïsme locaux conduisent certaines communes à être des ghettos : de concentration de richesse, le plus typique est celui de Neuilly sur Seine, concentration de pauvreté comme à Clichy sous Bois. Pire, ces ghettos se départementalisent: la Seine Saint Denis qui concentre un maximum de problèmes, les Hauts de Seine qui concentre la richesse sous la complicité bienveillante des hauts fonctionnaires qui par l'émiettement de l'organisation territoriale garde tout leur pouvoir. La richesse et la force d'une ville comme New-York, mais aussi Marseille en France, c'est d'avoir au sein de la même entité administrative les quartiers riches et pauvres, l'argent des riches à redistribuer aux quartiers plus en difficultés, de faire les péréquations au niveau local par les élus locaux, sans passer par l'Etat. C'est la grande faiblesse de l'agglomération parisienne avec les problèmes que l'on sait: organisation hypercentralisée, confusion dans la multitude des pouvoirs locaux, impuissance des politiques
Ce dont la région parisienne a besoin: créer un entité centrale d'envergure, d'une surface équivalente à celle des grands capitales dynamiques du monde: cela peut aller de la fusion pure et simple des communes des 3 départements qui entourent Paris avec Paris, ou bien au minimum garder un seul département central (75-92-93-94) avec une communauté de commune, ou bien d'agglomération ou bien une communauté urbaine. Un budget commun, un véritable leader et un conseil de l'entité et la diminution du poids de l'état dans cette administration.
Il y a pleins de solutions possibles, mais conserver une ville département est un véritable gâchis.
Que disent nos politiques? Pas grand chose je trouve. Moins de maires moins d'élus, moins de cercles de pouvoirs , vous n'y pensez pas!
"Nouvel adhérent par internet. J'ai adhéré
-parce que les enjeux de 2007 sont importants,
-parce que mes idéaux sont de gauche et c'est toujours la gauche qui a fait avancer la France sur les questions de sociétés que ce soit sur la peine de mort, le droit des femmes et l'avortement, le pacs et j'en passe bien d'autres.
J'ai aussi adhéré parce que 2007 est une étape cruciale . C'est une étape cruciale pour en finir avec des années de politique qui n'ont pas mis la France en position d'affronter sereinement l'avenir. Et donc le choix de la personne qui portera les couleurs du parti socialiste est de la plus haute importance.
J'ai adhéré par que la mondialisation, c'est une réalité aujourd'hui, le monde a changé, il change, il va continuer à changer. Nous sommes maintenant aujourd'hui la cinquième ou la sixième puissance mondiale dans un monde où les frontières s'estompent. Nous sommes mondial,
Nous avons notre place dans la mondialisation au côté des pays européens, de la Chine, de l'Inde et tous les autres. Nous n'avons pas de raisons de nous replier sur nous.
Mais c'est aussi un monde dur, dangereux et complexe.
Je pense, nous pensons tous, que la France a beaucoup d'atouts mais aussi de formidables handicaps qui hypothèquent ses atouts: un état hypercentralisé avec une dette considérable n'est pas le moindre , des retraites absolument pas financées, l'inégalité et pas seulement entre les pauvres et les riches mais aussi entre les 45-50 ans qui ont un emploi souvent assez protégé, et les jeunes qui ont tout à construire
Vu l'ampleur des enjeux, il faut un président solide, les 3 le sont, mais la solution la plus adaptée est pour la social démocratie moderne. Pas celle des années passées, celles qui me poussent à soutenir Dominique Strauss-Kahn. Comme pour les démocrates américains, pour moi c'est 3 Cs
C comme confiance
DSK veut induire une rupture radical: il sera un Président engagé. La crise de la démocratie est aussi due à ces présidents qui une fois présidents, deviennent arbitres et ne respectent pas leur mandat. Confiance, C'est aussi des députés avec mandat unique. C'est aussi organiser un véritable big bang social qui rétablisse la confiance et permette la croissance.
C comme croissance: recherche, première priorité, université retour à l'excellence, soutenir les PME, leur rôle majeur dans l'innovation, et financer la protection dans la mondialisation aussi et ce sera plus facile avec la croissance,
C comme crédibilité. Nous avons besoin de quelqu'un qui puisse conjuguer les solutions pour le présent et anticiper l'avenir pour nos enfants, quelqu'un qui pratique le compromis, de la diplomatie. c'est l'expérience de la France, c'est faire bouger la gauche et surtout ce que veulent les français, apporter des solutions, ni ce que fait le droite, ni ce que fit la gauche.
2 mots pourquoi je ne voterai pas pour les 2 autres candidats:
Laurent Fabius, il nous déporte à la gauche de la gauche, cela ne représente pas mes idées. Et les questions sociales ne se décrètent pas d'en haut.
Ségolène Royal, c'est différent. Elle veut construire une relation directe et personnelle avec les électeurs. Elle ne veut pas se délimiter et joue la popularité tous azimuts. Ca peut être séduisant, mais ça ne me rassure pas.
Donc nous voulons un nouveau chemin pour la gauche voilà pourquoi il n'y en a qu'un c'est DSK. Je sais heureusement d'avance que nous sommes très nombreux. Merci
Ces données alarmantes ne semblent pourtant guère inquiéter les candidats à l'élection présidentielle de 2007. Ils se montrent peu loquaces lorsqu'on les interroge sur les recettes qu'ils compteraient utiliser, en cas de victoire, pour réduire la dette. Sauf à choisir une stratégie de chaos, celles qui furent utilisées dans le passé, comme la relance de l'inflation ou la répudiation de la dette, ne sont plus guère envisageables compte tenu des contraintes extérieures, notamment européennes.
Invitée, dimanche 12 novembre, du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", Ségolène Royal a affirmé que le retour de la croissance, une fois qu'elle aurait accédé au pouvoir, suffirait à résoudre le problème de la dette.
"Le plus sûr moyen de réduire le ratio d'endettement est certainement d'augmenter la croissance économique", confirme Carine Bouthevillain, économiste à la Banque de France dans une étude qu'elle vient de publier. Avec la croissance, les recettes augmentent, les dépenses sociales diminuent, et la dette avec elles. Mais elle précise aussitôt : "Le problème réside dans les grandes difficultés qu'un pays peut rencontrer pour augmenter sa croissance de façon non négligeable." En affirmant qu'on compte sur la croissance pour réduire la dette, on ne fait que déplacer le problème.
Quelles leçons tirer des expériences réussies de désendettement public observées à l'étranger ? D'abord qu'elles se sont appuyées sur la réduction des dépenses plus que sur l'augmentation des impôts. En Suède, où la pression fiscale est restée forte, les dépenses publiques ont baissé de 16 points de produit intérieur brut (PIB) depuis le milieu des années 1990 et le début de l'ajustement budgétaire. Croître, c'est bien, faire des économies, c'est mieux. Ensuite, souligne Mme Bouthevillain, "la baisse des dépenses publiques s'est la plupart du temps concentrée sur les transferts sociaux, les subventions et la masse salariale publique".
Au Canada, les dépenses publiques ont baissé d'environ 20 % de 1994 à 1997. L'emploi public y a diminué de 15 %, avec 60 000 agents partis en retraite anticipée, licenciés ou reclassés dans le secteur privé, un gel des salaires des fonctionnaires et une baisse de 60 % des subventions aux entreprises. "L'ajustement budgétaire s'est la plupart du temps inscrit dans une logique de rupture. La réforme a été globale, de taille importante, et a été mise en oeuvre d'un seul coup afin de montrer la cohérence d'ensemble du projet", conclut l'économiste de la Banque de France. Pas de réduction de dette sans thérapie de choc."
pour lire l'article sur le site du Monde
Voilà donc assuré que Dominique Strauss-Kahn ne sera pas le candidat du PS pour les prochaines présidentielles. Adieu donc pas mal d'espoir mais il faut maintenant tourner la page.
Je reste quand même dans l'espoir que 2007 soit un grand tournant dans la politique des 15 à 20 dernières années.
Côté PS, nous avons maintenant Ségolène Royal. Je vais observer ce qui sortira de ce débat, j'imagine que SR finira par sortir des lignes directrices de sa future politique après toutes les demandes de participation! J'imagine d'ailleurs qu'elle n'en a pas grand chose à faire, c'est largement pour amuser la galerie ou avoir sa boîte à idées. J'espère aussi qu'elle débarassera le projet PS de ses incongruités. Si elle réussit à nous débarrasser des idéologues socialistes d'antan, ce sera toujours ça de gagné.
De mon côté je n'ai rien à cirer de la démocratie participative pour tenir lieu de projet, je crois qu'il faut d'abord mettre de la vraie démocratie dans les institutions actuelles (et d'abord pas de cumul des mandats chez les députés, leur place est à l'Assemblée Nationale, renouvellement limité de tous les mandats pour assurer un renouvellement permanent des politiques, réforme administrative). Et puis je suis très désappointé de la façon dont les gens choisissent leurs élus. C'est le triomphe des élections à l'américaine: le look, les média (qui manipule qui est difficile à établir) , le populisme.
En tous cas, les priorités pour la France restent celles très clairement exprimées par Christian Blanc.
Pour les mois qui viennent, je vais observer, regarder de près les propositions de François Bayrou mais je ne me sens pas soutenir activement Ségolène Royal comme je l'ai fait pour Dominique Strauss-Kahn.
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