J'avais soutenu..

Le PS avance souvent des idées sur l'économie, le rôle de l'état, le social qui sont datées car il n'a pas encore ouvertement admis le régime capitaliste (économie de marché en terme policé) dans lequel nous vivons. Néanmoins tous  mes fondamentaux sont de gauche sur tout ce qui touche à la société.
Alors quand on peut avoir l'opportunité de choisir un candidat modéré, pas prisonnier d'idéologie dépassée, pragmatique, ancré dans la réalité moderne, il ne faut pas hésiter une seconde.
J'ai adhéré au PS en mai 2006 pour participer au choix du candidat. J'ai soutenu DSK. Les résultats n'ont pas été à la hauteur de mes espérances!
Dans le 19ème arrondissement, 29,5% pour DSK, c'est mieux à Paris 36,8% (SR n'y a pas la majorité avec 47,1%) c'est pas terrible sur le total France (20,7%)
Maintenant la page est tournée, alors tous pour Ségolène Royal? Je ne le crois pas.
Je pense maintenant qu'il faut suivre Christian Blanc dans son soutien à Nicolas Sarkozy, disons soutien avec réserves!

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L'urgente nécessité de la réforme administrative,

Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /2006 23:47
 

Dans Le Monde du 7 octobre, Adrien Zeller, président du conseil régional d'Alsace et coprésident de l'Institut de la décentralisation, tenait les propos suivants :

 

"Trente ans après la mise en place des régions, vingt ans après les premières élections régionales au suffrage universel direct, deux ans après un acte II de la décentralisation particulièrement difficile et finalement décevant"....

"...Face au "désir de région" qui reste fort dans notre pays, leur capacité à agir est en réalité surévaluée et leur perception ambiguë. Aujourd'hui, alors que beaucoup de concitoyens sont convaincus qu'elles ont l'avenir pour elles et qu'elles ont vocation à occuper une place spécifique, les symptômes d'une crise globale et profonde de l'institution régionale, de ses place et rôle réels, sont nombreux.

Si les pouvoirs, la place et les potentialités des régions et de leur action continuent d'être, comme ils le sont y compris depuis 2004, autant réduits, tantôt ignorés ou contournés, tantôt sollicités dans tous les sens dans un paysage institutionnel de plus en plus fragmenté, la France aura gâché une réelle chance de changer et de réussir sa modernisation !

Notre pays ne pourra pas bâtir une compétitivité "en profondeur" telle qu'échafaudée dans la stratégie européenne d'innovation dite "de Lisbonne", réussir à atteindre les objectifs de Kyoto, ambitieusement revisités par le président de la République, préserver sa cohésion territoriale et sociale, et encore moins désenclaver ses territoires pour s'inscrire concrètement dans l'espace européen, et faire vivre une démocratie de proximité, sans des régions fortes aux compétences et pouvoirs clairs.

Est-ce par hasard si tous les pays européens historiquement non fédéraux, à savoir le Royaume-Uni, l'Espagne, l'Italie, mais aussi tous les nouveaux pays entrant dans l'Union européenne, se sont dotés de pouvoirs régionaux renforcés par des capacités d'action fortes, par un mouvement de décentralisation allant souvent jusqu'à la mise en place de pouvoirs législatifs ou normatifs régionaux ?

Est-ce par hasard si le tissu industriel des PMI-PME d'Allemagne est - par-delà la crise - particulièrement performant ? Il a pu atteindre ce niveau de premier exportateur industriel du monde parce qu'il est soutenu dans la durée, et d'abord par les régions (les Länder). Des autorités qui sont également pleinement responsables des universités, de l'innovation, du transfert de technologies, de la formation initiale et professionnelle, et ce, en partenariat avec les acteurs économiques et sociaux, les entreprises et les institutions financières, elles-mêmes largement territorialisées et décentralisées.

On constate que les territoires et les régions qui "gagnent" en Europe sont ceux dans lesquels existent, grâce à une décentralisation, notamment régionale, large et réelle, des centres de décision proches, des synergies fortes entre tous les acteurs de la vie sociale et économique, appuyés sur une identité reconnue.

Qui n'est interpellé par le fait que toutes les zones et régions frontalières de France sans exception sont partout dominées par les régions étrangères voisines ? La Flandre, le Luxembourg, le Bade-Wurtemberg, les cantons suisses, l'Italie du Nord, la Catalogne, le Pays basque espagnol avec une reconversion industrielle surmontée sont, à nos portes, autant d'exemples de dynamismes territoriaux, dont la France ne peut donner que de rares exemples, et plutôt à l'échelle de certaines villes (Grenoble, Toulouse, Lyon...), liés à des circonstances particulières.

Chacun peut imaginer que si l'on veut vraiment et sérieusement relever le défi énergétique, celui des énergies renouvelables, c'est l'ensemble des habitants, des usagers, des collectivités locales, des entreprises et tous les acteurs économiques et sociaux qui devront, territoire par territoire, région par région, être mobilisés. Sans un échelon d'impulsion décentralisé et en premier lieu régional, qui pourra organiser, démontrer, promouvoir, diffuser, former les acteurs, innover, susciter concrètement les changements ?

Alors que les problèmes de la formation et de la qualification professionnelle, comme ceux du lien entre un système éducatif et le tissu économique et social en mutation, sont très insuffisamment résolus sur le territoire français, peut-on sérieusement espérer progresser sans qu'existe au plan régional un réel "chef de file" politique, légitime, et disposant, dans la durée, de moyens et de pouvoirs d'organisation et d'impulsion suffisants pour agir ?

Aujourd'hui, tout est en place pour que le rôle stratégique de modernisation joué par la plupart des régions depuis dix ou quinze ans, non pas s'accroisse, mais diminue, faute de pouvoirs réels, de compétences et de moyens. D'ici quatre ans au plus, même en tenant compte des marges de 1,5 centime d'euro par litre de carburant prévues en faveur des régions en matière de TIPP, celles-ci ne pourront plus faire face à leurs diverses missions d'aménagement, d'équipement, de transport, de formation initiale et continue, de recherche-développement et d'innovation, d'environnement et de développement économique et culturel régional.

"On" risque de réussir le tour de force de réduire à peu de chose une des plus jeunes et plus prometteuses institutions de notre pays, naguère imaginée par le général de Gaulle et plus tard par Gaston Defferre, conçue et mise en place pour relever progressivement quelques-uns des défis les plus essentiels du pays.

Au sein de notre vieil Etat-Nation qui n'a guère la culture de la subsidiarité, qui ne sait toujours pas distinguer entre l'Etat garant et l'Etat gérant, une réflexion et un débat doivent s'ouvrir à droite comme à gauche sur cette question qui s'adresse à tous, aussi centrale, sur le plan intérieur, que l'est la question européenne sur le plan extérieur. Il est grand temps de prendre conscience qu'une France forte a besoin plus que jamais de régions fortes qui soient de véritables autorités politiques et démocratiques, composantes et actrices de la République et de ses territoires, et non pas de simples strates d'un "mille-feuille" politico-administratif de plus en plus illisible, ingouvernable et coûteux. "

Pour lire l'article d'Adrien Zeller sur le site du Monde, cliquez ici

 

Pour que la régionalisation occupe une place centrale du modèle économique, politique et administratif français,

 

Par PascalH - Publié dans : L'urgente nécessité de la réforme administrative,
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Mercredi 28 février 2007 3 28 /02 /2007 08:17

Parmi les réformes que j'attends avec impatience, il y a la clarification des responsabilités dans l'organisation administrative de la France (Etat, régions, départements, communes, associations de communes) car c'est un vrai fouillis source de grands gaspillages.

Et l'urgence de l'urgence, c'est de décloisonner Paris des banlieues, pour qu'en fin sous un même « toit » administratif vivent riches et pauvres, entreprises et chômeurs. Aujourd'hui nous avons entériné dans l'administration la ségrégation et l'Etat pratique le diviser pour règner. Donc priorité 1 : fusion des départements 75, 92 ,93 , 94, fusion des académies de Paris, Créteil, Versailles. Puis, à défaut de la création d'une super commune du Grand Paris difficile à imaginer, création d'une communauté urbaine digne de ce nom. Le candidat qui promettra cela aura ma voix!

Par PascalH - Publié dans : L'urgente nécessité de la réforme administrative,
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