
Eric Besson à expliqué ce matin les raisons de son départ du secrétariat national puis du PS. Plus que la goutte qui a fait déborder le vase, Eric Besson explique que la campagne de Ségolène Royal a quelque chose d'amateur en particulier sur certains sujets. Plus largement, il estime que tous les partis et les candidats sous-estiment actuellement le chiffrage de leurs programmes.
Mais surtout, il sait qu'il ne faut pas séparer l'économique du social. Et que le premier est essentiel pour le second.
Lu sur son site :"L’élection présidentielle de 2007 est cruciale pour la France. Elle doit favoriser le sursaut collectif qui est indispensable au rayonnement international, économique, social et culturel de notre pays.
La position de la France, sur la scène internationale comme en Europe est affaiblie. Notre pacte républicain menacé.
L’urgence commande que le débat s’ouvre enfin sur les vrais enjeux..."
puis, "...[les enjeux] doivent permettre de réconcilier les Français avec l’idée même de progrès. Ils doutent que la nécessaire efficacité économique puisse toujours être conciliée avec le progrès social. Ils doutent -à mes yeux à tort- que le progrès technologique puisse encore favoriser l’émancipation de l’homme et contribuer à une meilleure préservation des ressources naturelles..."
Bon, maintenant il peut se libérer du carcan PS
Le suivant :JM Bockel ? Dominique Strauss Kahn ? .....
Voici l'adresse du site d'Eric Besson, créé ce matin,
ICI
Par PascalH
0
-
Recommander
Au cours de mes navigations, j'ai découvert cette nouvelle espèce qui je pense se développe : les Sarkozystes de gauche. Voici le lien
La diagonale
Par PascalH
0
-
Recommander
J'ai trouvé très drôle cet article du Monde sur le vote de Ségolène Royal. Bon, j'avoue que c'est un peu creux et que c'est un peu triste. Mais c'est une ambiance et, sauf erreur de Nicolas Sarkozy (loin d'être exclue), tout est en place pour qu'elle continue à baisser dans les intentions de vote...
"Ils sont électeurs, sympathisants, voire militants socialistes. Ils ne partagent pas la ferveur des meetings et ne sont pas tendres avec Ségolène Royal. Ils sont pourtant sa chance : ils constituent le socle ineffritable de la candidate socialiste. Paradoxalement, alors que Ségolène Royal mène campagne loin de la rue de Solférino, de ses dogmes et de ses caciques, ces électeurs critiques votent pour elle par discipline. Et, surtout, parce qu'ils ne se sont pas remis du choc du 21 avril 2002.
Il y a d'abord les militants qui ne l'avaient pas écartée lors de la primaire. En général, ils serrent les rangs. "Les gens votent comme des autruches : surtout, je ne regarde pas ce qui se passe et je mets mon bulletin dans l'urne", résume un élu proche de Laurent Fabius. Chez Dominique Strauss-Kahn, on traduit le phénomène dans une formule brevetée : "Normalement, chez nous, ils vont voter... les yeux fermés."
Ce vote identitaire concerne aussi les électeurs. Les mêmes mots reviennent, qui font penser à ceux employés par les rocardiens qui se résignaient à voter François Mitterrand, en 1981, ou aux communistes auxquels "le Parti" avait donné consigne de voter pour le même, en 1965. Avec, en 2007, des arguments moins... tranchés. "Ségolène Royal, ça n'est pas mon truc. Plus je l'entends parler, moins j'ai envie de voter pour elle, raconte Rémi L. Il faudrait changer beaucoup de choses. Mais je me suis fixé une ligne, le clivage existe, je vote à gauche. J'irai donc les yeux fermés jusqu'à l'isoloir. Et les oreilles bouchées, accessoirement."
Claire R. , "plutôt écolo", a voté Taubira en 2002, "oui" au référendum de 2005, et choisira Ségolène Royal "en se pinçant le nez". L'encadrement militaire pour mineurs, le drapeau tricolore à la maison, la "une" de Challenges, le 28 mars, ("Les profits sont nécessaires !") "tout ça" la gêne. "Du coup, je n'écoute pas beaucoup la campagne". Avec des amis, elle a eu l'idée de lancer une pétition : "On vote pour toi, mais tais-toi." Elle a renoncé : on aurait pu y lire une adresse machiste. "Mais que l'on soit clair : ce n'est pas parce que c'est une femme que ça me réconforte de voter par défaut."
pour lire
l'intégralité et les commentaires dont certains valent le coup, ici
Par PascalH
0
-
Recommander
B
eaucoup de choses se sont passées dans cette campagne, pendant ma semaine de vacances.
Localement, étonnant ce communiqué de presse de Roger Madec maire du 19ème arrondissement, sorti pour mettre en valeur qu'il s'offusquait de la visite de Nicolas Sarkozy dans le 19ème. Je trouve cela "petit". Cela confirme bien que la meilleure arme de la gauche est non pas le programme ou le pacte présidentiel mais bien l'anti sarkozysme, ou pire la "diabolisation" de NS.
Je ne vois pas comment on peut se faire le chantre des logements sociaux et je ne vois pas de fierté à avoir à créer des logements sociaux en face de logement sociaux, comme c'est le cas rue Petit (Paris 19ème). Cela ne génère pas de la mixité. Et puis le vrai problème c'est d'avoir une économie en croissance qui est la condition première pour faire vivre les valeurs républicaines, et diminuer la pression sur le toujours plus d'aides (dont les logements sociaux)
Ensuite, faire des logements sociaux à Neuilly n'a pas vraiment de sens compte tenu du prix des terrains. Le problème est plutôt dans l'autonomie donnée à des non communes que sont Neuilly ou les autres en proche banlieue parisienne. La réforme que je voudrais entendre proposer par Roger Madec et le PS (et aussi plus clairement dans le cadre de la réforme de l'administration par NS), c'est celle qui fait sauter les structures administratives sclérosantes pour faire vivre sous une même administration riches et pauvres et permettre de s'affranchir intelligemment de cette loi stupide sur les 20% de logements sociaux.
En attendant, il faudra sans doute mettre en place une loi qui interdit une commune ou un arrondissement d'avoir plus de 50% de logement sociaux ... (je plaisante, mais le fond est vrai!)
voici ce communiqué rédigé en langage PS
"PARIS, 25 avr 2007 (AFP)
Roger Madec, maire PS du XIXème arrondissement de Paris, a dénoncé la visite mercredi matin dans son arrondissement de Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle.
"Nicolas Sarkozy aime les quartiers populaires, pas leurs habitants", estime-t-il dans un communiqué, à la suite de cette visite d'un chantier de construction de 100 logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.
Selon M. Madec, M. Sarkozy "a eu bien soin de n'en avertir personne et de prévoir un déploiement policier significatif du +syndrome Argenteuil+".
Le maire du XIXème "dénonce l'hypocrisie d'une visite de chantiers de logements dans l'arrondissement parisien qui fait le plus d'efforts en matière de logements sociaux par un candidat dont la commune (NDLR: Neuilly-sur-Seine) ne respecte pas la loi sur les 20% de logements sociaux".
"La cohésion sociale et la question du logement sont au coeur du pacte présidentiel de Ségolène Royal", affirme-t-il."
Par Pascal Humbert
0
-
Recommander
Commentaires