Une semaine de vacance aux Canaries, sans ordinateur, sans nouvelles,ou presque. Juste une fois j'ai lu Le Monde pour l'interview de Nicolas Sarkozy et apprendre que François Bayrou a choisi de ne pas choisir.
Et puis à l'arrivée hier soir lundi, je ressens que la bataille est rude et n'est pas gagnée pour aucun des deux candidats.
J'ai parcouru la presse accumulée, écouté sur l'internet des interventions, dont bien sûr le débat SR/FB et dès ce lundi soir lu l'interview de Ségolène Royal dans le Monde.
Ce que j'ai retenu de ces 8 jours de campagne : d'abord le sujet de la pêche aux voix de Bayrou. Sachant qu'à peu près la moitié des électeurs sont de gauche et l'on choisi n'osant pas franchir le pas vers Nicolas Sarkozy et que l'autre moitié sont de droite et l'on choisi parce qu'ils n'aiment pas trop Nicolas Sarkozy. Concernant la deuxième portion, les électeurs feront fi de la personne et voterons NS. L'enjeu est sur la première portion. Séglène Royal a donc tendu un piège à François Bayrou où il s'est donc précipité en acceptant un débat. Bien entendu Ségolène Royal n'a pas manqué une occasion pour montrer que les propositions de François Bayrou étaient proches de son pacte présidentiel (dont elle n'a pas l'intention de changer une virgule -(c'est le choix des citoyens experts!-) et donc l'a mangé tout cru. J'ai trouvé FB un peu pitoyable. Du côté de Nicolas Sarkozy, les 2/3 des députés UDF l'on rejoint. CQFD. Et la messe est dite pour François Bayrou et son parti démocrate. Fin de partie (cette bipolarisation n'est pas forcément bonne pour la démocratie).
Il y a aussi l'interview de Ségolène Royal. D'abord Dominique Strauss-Kahn, « qui pourrait être un excellent premier ministre, si tel est mon choix ». Sans broncher, DSK proclame que « aujourd'hui en France quand on est de gauche,..., on vote Ségolène Royal ». Et bien je ne suis pas d'accord, je trouve que cela a, toute proportion gardée, un petit côté veule.
Un bon point de Ségolène Royal quand elle explique « la réalité incontournable de l'économie de marché ». L'expression « économie de marché » est un néologisme de « capitalisme », banni du vocabulaire comme « senior/troisième âge » pour « vieux », « black » pour « noir » etc. Cela s'oppose à socialisme/communisme. C'est donc plus qu'incontournable, c'est le seul système qui marche à peu près dans l'économie moderne. Après c'est une question de pragmatisme. Mais ce serait mieux qu'elle en tienne compte dans son pacte présidentiel, qui n'est qu'une liste de recettes pour renforcer les dépenses, archaïsme du XXème siècle comme le suggère DSK.
Mais il y a des choses graves chez SR: l'allongement de la durée de la vie serait un problème sur le financement des retraites ? Mais non voyons nous verrons cela plus tard. GDF, mais bien sûr il faut un pôle public de l'énergie (un petit cadeau aux communistes). Combien de milliards gaspillés?
Pour le reste comme les déclarations sur les primo-délinquants pour l'une, des peines planchers pour les récidivistes pour l'autre, la bataille entre l'identité nationale et les petits drapeaux pour la fête nationale, pas grand chose à signaler. Sauf sur l'Europe où Nicolas Sarkozy peut recueillir l'adhésion avec un traité techniques sur les institutions tant par les autres pays que par les français. Je ne vois pas l'intérêt d'un nouveau référendum, le traité de constitution est mort, et l'Europe sociale à la PS n'est pas prête d'arriver.
Ah, il y aussi la campagne anti-Sarkozy qui est en pleine forme: nous devrions croire qu'il faut choisir entre le loup (ou pire) et l'agneau (l'agnelle en l'occurence)
Et bien non, il ne faut pas se tromper de débat. Ségolène Royal ne peut pas relever le défi, sa majorité n'est pas prête aux changements nécessaires et le PS, avec ses alliés, jouent à l'autruche. Ensuite et c'est une conséquence, j'ai la ferme conviction qu'elle n'aura pas une majorité en juin 2007.
Nicolas Sarkozy a lui pris la pleine mesure des changements qui se sont opérés et a défini une stratégie économique globale, qui comprend aussi la redéfinition des missions de l'Etat et la modernisation de l'administration (y compris le non remplacement de tous les fonctionnaires soit seulement 400.000 personnes en 10 ans alors qu'il y a 1 million de fonctionnaires en plus depuis 10 ans).
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